E-infectious Diseases

Urgences Sanitaires

INFLUENZA AVIAIRE HAUTEMENT PATHOGÈNE H5N6, OISEAUX – PHILIPPINES

Mercredi 29 juillet 2020

Information reçue le 29 juillet 2020 de Dr Ronnie Domingo, vétérinaire en Chef au Bureau de l’industrie animale, Département de l’agriculture, Manille, Philippines

Une épidémie d’influenza aviaire hautement pathogène H5N6 s’est déclarée dans une ferme commerciale de volailles pondeuses. Les signes cliniques constatés dans deux installations incluaient une baisse soudaine de la production d’œufs, une décoloration bleuâtre de la crête, un écoulement nasal blanc et la mort dans les douze heures suivant l’apparition de ces signes cliniques. Les procédures de mises à mort et d’élimination ont été menées le 14 juillet et achevées le 17 juillet 2020.

Source: OIE, WAHID (Base de Données de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale OIE, Informations sanitaires hebdomadaires, Vol. 33 – No. 31, 30 juillet, 2020

Qu’est-ce que l’Influenza Aviaire (IA)?

L’influenza aviaire (IA), provoquée par le virus de l’influenza de Type «A» est une maladie animale qui peut infecter plusieurs espèces d’oiseaux d’élevage (poulets, dindons, cailles, pintades, etc.) ainsi que les oiseaux d’ornement et les oiseaux sauvages, certaines souches entraînant un taux de mortalité élevé. Ce virus a également été isolé chez des mammifères dont l’être humain, le rat et la souris, le vison et le furet, le porc, le chat, le tigre et le chien.

Il y a plusieurs souches de virus de l’IA, généralement classées en deux catégories: les souches faiblement pathogènes (IAFP) provoquant généralement peu ou pas de manifestations cliniques chez les oiseaux et les souches hautement pathogènes (IAHP) entraînant de graves manifestations cliniques et/ou une forte mortalité.

La souche hautement pathogène H5N1 du virus de l’IA a beaucoup fait parler d’elle ces dernières années en raison de l’apparition de foyers importants chez les oiseaux domestiques et les oiseaux sauvages au niveau mondial à partir de l’Asie. La situation est préoccupante en raison du degré de virulence non seulement chez les volailles mais également chez les oiseaux sauvages ainsi que la capacité de cette souche à s’étendre aux mammifères. Les virus de l’IA se cantonnent généralement à l’animal alors que le virus de l’IAHP H5N1 a provoqué des cas humains.

Où trouve-t-on la maladie?

L’IA est présente dans le monde entier avec différentes souches plus présentes dans certaines parties du monde. Il faut tout particulièrement noter l’apparition de foyers d’IA H5N1 hautement pathogènes en Asie du Sud Est fin 2003. D’autres foyers ont été signalés ces dernières années par plusieurs pays d’Asie et pour certains, la maladie est désormais considérée comme endémique (toujours présente). Il a également été fait état de l’apparition de foyers d’IAHP H5N1 en Afrique et en Europe.

Comment la maladie se transmet et se propage-t-elle?

De nombreux facteurs peuvent contribuer à la propagation des virus de l’IA notamment la mondialisation et les échanges commerciaux internationaux (légaux et illégaux), les pratiques de commercialisation (marchés aux oiseaux vivants), les pratiques d’élevage ainsi que la présence des virus chez les oiseaux sauvages. Les oiseaux sauvages peuvent normalement être porteurs des virus de l’influenza aviaire dans leur système respiratoire ou intestinal sans généralement présenter les signes de la maladie. Les oiseaux sauvages sont connus pour être des réservoirs de virus de l’IA, pour la plupart faiblement pathogènes. Des mesures de surveillance ont été mises en place au niveau mondial pour contrôler l’apparition des virus de l’IA chez les oiseaux sauvages et étudier leurs caractéristiques. Lors de tests de routine pratiqués chez les oiseaux sauvages, il est courant de trouver certains virus de l’influenza aviaire dont la grande majorité ne provoque pas la maladie. L’étude des foyers actuels d’IAHP H5N1 ne permet pas encore de comprendre dans tous les cas le rôle exact que jouent les oiseaux sauvages dans la propagation du virus sur de longues distances. De manière générale, il subsiste des zones d’ombre quant aux espèces sauvages impliquées, aux voies migratoires choisies et surtout quant à la possibilité qu’auraient certaines espèces à devenir des réservoirs permanents du virus H5N1, avec des oiseaux porteurs ne présentant aucune manifestation clinique de la maladie. Les virus de l’IA peuvent se propager par contact direct avec les sécrétions d’oiseaux infectés, tout particulièrement par leurs déjections ou par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, d’équipements ou de vêtements contaminés. Les virus de l’influenza aviaire sont très contagieux chez les volailles et se propagent rapidement d’une ferme à l’autre avec les mouvements d’oiseaux domestiques vivants, des humains (surtout en cas de contamination des chaussures et d’autres vêtements), par les véhicules, divers équipements, la nourriture ou les cages contaminés. Les virus hautement pathogènes peuvent survivre longtemps dans l’environnement, surtout en présence de basses températures. Par exemple, le virus hautement pathogène H5N1 peut survivre dans les déjections d’oiseaux pendant au moins 35 jours à faible température (4°C). A des températures plus élevées (37°C) il a été constaté, dans des échantillons de matières fécales, que les virus H5N1 pouvaient survivre six jours. D’autres espèces, notamment les félins et les porcins peuvent être exceptionnellement infectés par le virus de l’IAHP H5N1. Les infections chez le porc sont préoccupantes car cette espèce est sensible aux infections des virus de l’influenza aviaire et humaine ce qui peut donner l’occasion au virus de l’IA H5N1 de se réassortir ou de muter et de devenir ainsi pathogènes et infectieux pour l’être humain. Des infections sporadiques des deux espèces (animale et humaine) par le virus de l’IAHP H5N1 ont eu lieu au cours des trois dernières années sans qu’il y ait de preuves scientifiques suggérant que l’une des deux espèces a joué un rôle dans l’épidémiologie de la maladie ou a servi de source du virus pour d’autres espèces.

Quels sont les risques de santé publique associés à cette maladie?

Cette maladie est une zoonose (maladie touchant principalement les animaux mais pouvant contaminer l’homme). Les virus de l’IA sont très sélectifs quant aux espèces qu’ils peuvent toucher mais ils ont, en de rares occasions, franchi les barrières d’espèces et touché l’homme. La transmission à l’homme s’est produite lors de contacts étroits avec des oiseaux infectés ou dans des environnements fortement contaminés. Bien que l’IA due à des souches du virus hautement pathogènes a parfois touché l’être humain, il ne faut pas confondre cette maladie avec la grippe humaine saisonnière, maladie humaine très courante (généralement due aux virus H1 et H3). En raison de la possibilité de voir cette infection s’étendre à l’être humain, il est recommandé aux personnes qui travaillent ou qui sont en contact avec des volailles infectées ou soupçonnées d’être infectées par l’IA de porter des vêtements de protection y compris un masque facial, des lunettes de protection, des gants et des bottes. On ignore la probabilité qu’a le virus de l’IA H5N1 de muter en une forme fortement infectieuse pour l’être humain et qui puisse se propager rapidement d’une personne à une autre. Toutefois, une telle probabilité présente un risque sanitaire important pour l’être humain du fait que le virus de l’IA H5N1 est de plus en plus résistant au traitement antiviral existant actuellement et qu’il n’existe pas de vaccination totalement efficace.  Il n’existe pas d’éléments laissant supposer que la consommation de viande de volaille ou d’œufs cuits puisse transmettre le virus de l’IA à l’humain.

Quelles sont les manifestations cliniques de cette maladie ?

La forme faiblement pathogène peut ne provoquer chez la volaille que des symptômes bénins tels que plumage ébouriffé, ponte moins fréquente ou avoir des effets bénins sur le système respiratoire. Sous sa forme hautement pathogène, le virus n’affecte pas seulement le système respiratoire comme dans la forme bénigne mais attaque aussi de nombreux organes et tissus et peut provoquer des hémorragies internes massives. Les manifestations cliniques suivantes sont observées, en totalité ou en partie, chez les oiseaux infectés par une souche hautement pathogène d’IA (notamment la souche H5N1):

  • prostration et apathie extrême ;
  • chute soudaine de la production d’œufs et ponte de nombreux œufs à coquille molle ou sans coquille ;
  • caroncules et crêtes enflées et congestionnées ;
  • gonflement de la peau sous les yeux ;
  • toux, éternuement et signes nerveux ;
  • diarrhée ;
  • hémorragie au niveau des jarrets ;
  • il se peut que l’on constate quelques décès pendant plusieurs jours suivis d’une propagation rapide avec un taux de mortalité pouvant alors avoisiner les 100% dans les 48 heures.

Comment la maladie est-elle diagnostiquée?

Il est possible de soupçonner l’influenza aviaire (IA) d’après les observations cliniques et les circonstances ayant amené à l’apparition de la maladie. Il faut recourir à des tests de laboratoire pour confirmer le diagnostic. (Code Sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE et Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres de l’OIE).

Que fait-on pour prévenir et contrôler cette maladie?

Mesures de prévention et de contrôle Il est extrêmement important de disposer de systèmes de détection et d’alerte rapide opérationnels dans le cadre d’une stratégie efficace face à l’IA. Ceci doit être accompagné d’efforts du même ordre en matière de préparation permettant de faire face à l’apparition d’un foyer potentiel. Partout dans le monde, des mesures de surveillance ont été mises en place pour détecter la présence de l’infection chez les volailles conformément aux normes pour la surveillance de l’influenza aviaire de l’OIE (Code sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE). De plus, les programmes de surveillance observent l’apparition, la prévalence et la caractérisation des virus de l’IA trouvés chez les oiseaux sauvages. La surveillance des oiseaux sauvages prend en compte les différentes voies migratoires surtout aux points de rassemblement des oiseaux migrateurs en provenance de différents continents.

Les producteurs de volaille doivent appliquer des mesures de biosécurité pour éviter que le virus ne s’attaque à leur élevage. Exemples de mesures à prendre à la ferme:

  • tenir les volailles éloignées des zones de fréquentation d’oiseaux sauvages ;
  • exercer un contrôle de l’accès des personnes et des équipements aux poulaillers ;
  • éviter d’aménager sur le terrain des dispositifs susceptibles d’attirer les oiseaux sauvages ;
  • assurer un bon état sanitaire de l’exploitation, des poulaillers et de l’équipement ;
  • éviter d’introduire dans l’élevage des oiseaux dont l’état sanitaire n’est pas connu ;
  • notifier les oiseaux morts et malades ;
  • éliminer de façon appropriée les produits d’origine animale et les volailles mortes. En cas de détection de la maladie, on a généralement recours à une politique d’ “abattage” (destruction) dans le cadre des efforts menés pour lutte contre la maladie. Ces efforts menés pour contrecarrer la maladie comprennent:
  • la destruction sans cruauté de tous les oiseaux infectés et exposés (en respectant les normes pour l’abattage d’animaux à des fi ns sanitaires, Code Sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE) ;
  • élimination appropriée des carcasses et de tous les produits d’origine animale (normes sur l’élimination des carcasses, Code Sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE) ;
  • surveillance et recherche de volailles potentiellement infectées ou exposées ;
  • quarantaine et contrôle stricts des déplacements des volailles et de tout véhicule à risque ;
  • décontamination rigoureuse des lieux infectés ;
  • respect d’un délai minimal de 21 jours avant l’introduction de nouvelles volailles.

L’abattage peut être complété par une politique de vaccination des volailles dans une zone à haut risque. La vaccination vise à protéger la population d’oiseaux sensibles d’une infection potentielle en réduisant l’incidence ou la gravité de la maladie. Les stratégies de vaccination peuvent efficacement être utilisées comme mesure d’urgence face à un foyer ou comme mesure de routine dans une zone endémique. Il faut examiner soigneusement la situation avant de mettre en place une politique de vaccination et suivre scrupuleusement les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) sur la vaccination et les vaccins. Toute décision de recours à la vaccination doit être assortie de l’existence d’une politique de fin de vaccination. Les normes de l’OIE soulignent que les mesures de prévention et de contrôle, comme la surveillance et la déclaration de cas d’IA chez les oiseaux sauvages ainsi que la vaccination des volailles d’élevage ne devraient pas se traduire par des restrictions commerciales injustifiées (Code Sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE).

Remerciement

Un grand merci à Erwan Sallard (Contributeur de la plateforme) pour avoir relu et corrigé cette présentation.

Boris-Enock ZINSOU

borisenockz@gmail.com

ROUGEOLE - RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) : La RDC continue de signaler des centaines de cas de rougeole chaque semaine.

Mardi 28 juillet 2020

© CC BY-SA 2.0 / Julien Harneis / Child with meales

L’épidémie de rougeole en République Démocratique du Congo se poursuit. Les autorités sanitaires ont signalé 850 cas supplémentaires de rougeole, dont 6 décès (Taux de létalité : 0,7%) dans tout le pays au cours de la deuxième semaine du mois de juillet.

Au cours des quatre dernières semaines, la majorité des cas ont été signalé dans les provinces de : Sankuru (1 511 cas), Maindombe (283 cas), Nord Kivu (170 cas) et Nord Ubangi (159 cas). Le total des cas suspects et confirmés de rougeole signalés depuis janvier 2020 est de 67 438, dont 950 décès. Depuis 2019, un total de 378 955 cas de rougeole et 6 981 décès (Taux de létalité : 1,8 %) ont été signalés dans le pays.

Source : Outbreaknewstoday          

La rougeole est une maladie très contagieuse causée par un virus. Il se propage dans l’air lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue. En fait, le virus de la rougeole peut rester dans l’air jusqu’à deux heures après l’arrivée d’une personne infectée. Les gens peuvent être infectés simplement en se trouvant dans une pièce ou dans un environnement immédiat où se trouvait autrefois une personne infectée. Le taux de reproduction de base de ce virus (RO) est de 18. C’est-à-dire qu’il est si contagieux que si une personne en est atteinte, jusqu’à 95% des personnes qui l’entourent seront également infectées si elles ne sont pas protégées.

La rougeole peut être évitée grâce au vaccin ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole). Le vaccin est sûr et efficace. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) recommandent aux enfants de recevoir leur première dose de vaccin ROR entre 12 et 15 mois et une deuxième dose entre 4 et 6 ans. Plus de 95% des personnes qui reçoivent une dose unique de ROR développeront une immunité contre les trois virus. Une deuxième dose renforce l’immunité, augmentant généralement la protection à 98%.

Boris-Enock ZINSOU

borisenockz@gmail.com

Encéphalite à tiques - Suisse

Cette année 2020, 51 cas d’encéphalite à tiques ont déjà été signalés à l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP), soit près de deux fois plus que l’année dernière. La raison de cette augmentation est probablement un printemps chaud et les promenades en forêt pendant le confinement ou semi-confinement lié au Covid-19.

Rien qu’au cours des quatre dernières semaines, l’OFSP a enregistré 34 nouveaux cas d’encéphalite à tiques, selon le bulletin de l’OFSP de mardi (2 juin 2020). Il y a un an, il y en avait eu 17 dans la même période, il y a deux ans – une année record pour les tiques – 25.

Mark Witschi, chef de la section Recommandations de vaccination de l’OFSP, confirme que le nombre de cas signalés jusqu’à présent est élevé par rapport aux autres années. Il explique cette augmentation par l’interaction entre les conditions météorologiques et le comportement humain.

Dim. 19 Juillet 2020

Sources : Keystone-ATS

Choléra - Cameroun

Un foyer infectieux de choléra a tué 12 personnes dans le village de pêcheurs de Londji, dans le sud du Cameroun, ont indiqué mercredi [8 juillet 2020] les autorités sanitaires locales. Les autorités ont également annoncé 62 cas confirmés sur 83 cas suspects dans le village situé à environ 15 km de la station balnéaire de Kribi. Le gouverneur de la région sud, Félix Nguele Nguele, a déclaré qu’une importante campagne de vaccination visant à contenir la propagation de la maladie commencerait bientôt dans le village. « Nous devons agir de toute urgence. La situation est inquiétante », a déclaré Nguele aux journalistes, ajoutant que les pêcheurs du village seraient déplacés par « mesure de précaution ». Ce foyer infectieux a été détecté pour la première fois en juin après la mort soudaine de quatre villageois présentant des symptômes liés au choléra.

Dim. 19 Juillet 2020

Source : ProMED

 

Tremblante, ovins – Portugal

Information reçue le 8 juillet 2020 de Dr Bernardo Fernando, Direction générale de l’alimentation et de la médecine vétérinaire, ministre de l’agriculture, des forêts et du développement rural, Lisbonne, Portugal.

Epidémiologie

Source du/des foyer(s) ou origine de l’infection: Inconnue ou Incertaine Autres renseignements épidémiologiques / Commentaires:

Après la confirmation de l’animal testé positif, tous les autres animaux sensibles de la ferme (69 ovins), sous-produits et déchets, ont été détruits le 4 juin 2020 conformément au point 2.2.2 b) du chapitre B de l’annexe VII du Règlement CE 999/2000.

Dim. 19 Juillet 2020

Source: OIE, WAHID (Base de Données de l’Organisation Mondiale de la

Santé Animale OIE), Informations sanitaires hebdomadaires, Vol. 33 – No. 29, 16 juillet, 2020 [édité]

https://www.oie.int/wahis_2/public/wahid.php/Reviewreport/Review?page_refer=MapFullEventReport&reportid=34989

Dermatose nodulaire contagieuse, bovins – Taiwan

Information reçue le 10 juillet 2020 de Dr Wen-Jane Tu, Vétérinaire en chef, directeur général, Bureau de l’inspection et de la quarantaine de la santé animale et végétale, Conseil de l’agriculture, exécutif Yuan, Taipei, Taipei chinois.

Epidémiologie

Source du/des foyer(s) ou origine de l’infection: Inconnue ou incertaine Autres renseignements épidémiologiques / Commentaires:

Des signes cliniques suspects ont été observés à l’Institut de Recherche sur le Bétails du comté de Kinmen et signalés le 8 juillet 2020 par le Centre de Contrôle des Maladies Animales et Végétales du comté de Kinmen. Des échantillons ont été envoyés au Laboratoire national, l’Institut de Recherche sur la Santé Animale (AHRI), pour diagnostic. La dermatose nodulaire contagieuse a été confirmée par l’AHRI le 10 juillet 2020. Des restrictions des déplacements ont été appliquées sur l’exploitation. Tous les animaux de la ferme infectée seront abattus. Le nettoyage et la désinfection seront effectués après l’abattage sanitaire. En outre, il y a au total 47 élevages de bovin dans un rayon de trois kilomètres autour de l’exploitation infectée. Les 11 élevages de bovins dans les environs dans un rayon d’un kilomètre autour de l’exploitation infectée ont fait l’objet d’une première enquête, sans aucun signe clinique observé. La surveillance clinique des 36 autres exploitations bovines dans un rayon de trois kilomètres de l’exploitation infectée sera bientôt terminée.

Dim. 19 Juillet 2020

Source: OIE, WAHID (Base de données de l’Organisation Mondiale de la

Santé Animale), Informations sanitaires hebdomadaires, Vol. 33 – No. 29, 16 juillet, 2020 [édité]

https://www.oie.int/wahis_2/public/wahid.php/Reviewreport/Review?page_refer=MapFullEventReport&reportid=35009

Fièvre Catarrhale du mouton, Ovins/Caprins - Macédoine du nord

Information reçue le 10/07/2020 du Dr Zoran Atanasov, directeur de l’Agence alimentaire et vétérinaire, Agence alimentaire et vétérinaire, Agence alimentaire et vétérinaire, Macédoine du Nord, SKOPJE, ex-Yougoslavie. De Macédoine

Epidémiologie

Source du/des foyer(s) ou origine de l’infection: Inconnue ou incertaine Autres renseignements épidémiologiques / Commentaires:

À la suite du signalement, auprès des vétérinaires officiels, d’animaux présentant des signes cliniques de la fièvre catarrhale ovine, des échantillons ont été prélevés sur tous les animaux montrant ces signes cliniques. La même maladie, la fièvre catarrhale ovine, avait été confirmée sur cette ferme en 2014. Le laboratoire national de la Faculté de médecine vétérinaire de Skopje procède au séquençage et compare la souche actuelle avec la souche identifiée en 2014. Note du Service d’information et d’analyse de la santé animale mondiale : conformément aux Procédures de notification de WAHIS, la date de dernière apparition (27/02/2015) est la date à laquelle le dernier événement pour la maladie notifiée a été déclaré résolu.

Dim. 19 juil. 2020

Source: OIE, WAHID (Base de Données de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale OIE), Informations sanitaires hebdomadaires, Vol. 33-No. 29, 16 juillet, 2020 [édité]

https://www.oie.int/wahis_2/public/wahid.php/Reviewreport/Review?page_refer=MapFullEventReport&reportid=35014

Maladie à virus Ebola (MVE) - République Démocratique du Congo : Situation épidémiologique dans la province de l'Equateur au 11 juillet 2020

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 01 juin 2020, le cumul des cas est de 49, dont 46 confirmés et 3 probables. Au total, il y a eu 20 décès (17 confirmés et 3 probables) et 11 vainqueurs (personnes guéries ou survivantes de la MVE) ;

  • 1 nouveau cas confirmé à Bikoro à Kalamba ;
  • 1 nouveau décès des cas confirmés à Bikoro à Kalamba ;
  • 2 personnes sorties guéries du CTE à Bikoro.

Dim. 19 Juillet 2020

Source: Comité Multisectoriel de la Riposte à la Maladie à Virus / ProMED-FRA, Ebola [édité]

https://mailchi.mp/a3622c52479b/ebola-situation-pidmiologique-du-12-juillet-2020?e=384e926362

Epidémie de Choléra à Moroto (Ouganda)

L’épidémie de Choléra qui sévit actuellement à Moroto en Ouganda à atteint les 100 cas malgré l’intervention du ministère de la santé du pays et de l’OMS. En effet, dans le centre d’isolement de Loputuk, de nouveau cas sont admis chaque jour. Le dimanche 18 Mai, l’établissement dénombrais 102 cas. Selon les agents de santé, même si le centre de traitement fait de son mieux pour traiter les cas, contenir l’épidémie pourrait rester un défi parce que la plupart des communautés n’ont toujours pas accès à l’eau potable.

Source : ProMED Mail

Fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Russie

Le 14 Mai 2020, un premier cas d’infection par la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHF) a été déclaré cette année 2020 dans la région sud-ouest de la Russie. Le patient est un résident du district d’Arzgir avec un diagnostic confirmé de CCHF après une piqûre de tique. La fièvre hémorragique de Crimée-Congo est une maladie répandue causée par un virus transmis par les tiques. Nairovirus de la famille des Bunyaviridae, le virus CCHF provoque de graves flambées de fièvre hémorragique virale, avec un taux de létalité de 10 à 40%. Le CCHF est endémique dans cette région de la Russie. En 2019, la fièvre hémorragique de Crimée Congo a été confirmée chez au moins 38 personnes dans le territoire de Stavropol.

Le virus CCHF est transmis aux humains soit par les piqûres de tiques, soit par contact avec du sang ou des tissus d’animaux infectés pendant et immédiatement après l’abattage. La majorité des cas sont survenus chez des personnes impliquées dans l’industrie de l’élevage, telles que les travailleurs agricoles, les travailleurs des abattoirs et les vétérinaires. La transmission interhumaine est possible.

Source : ProMED Mail

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