E-infectious Diseases

Les vaccins : comment ça marche ?

Les vaccins et leur fonctionnement, écrit par Erwan Sallard relu et amélioré par Paul Clémençon et Diane Letourneur

1) Un peu d’immunologie

2) Les vaccins contiennent-ils des virus ?

En général, on choisit comme antigène une protéine de surface du pathogène, comme par exemple la protéine S du coronavirus. En effet, ces antigènes ne sont pas cachés au milieu du virus et les lymphocytes peuvent facilement les reconnaître. Afin d’augmenter l’efficacité d’un vaccin, on utilise parfois plusieurs antigènes à la fois. Quand il existe plusieurs souches de pathogène qui portent des antigènes différents, comme par exemple pour le virus de la grippe, on peut utiliser des vaccins polyvalents, c’est-à-dire un mélange de plusieurs vaccins dirigés chacun contre une souche pathogène. Les vaccins polyvalents peuvent aussi être utilisés pour vacciner contre plusieurs pathogènes à la fois, comme le vaccin ROR contre la rubéole, les oreillons et la rougeole.

3) A qui sont destinés les vaccins?

Les vaccins ne doivent pas être administrés à n’importe qui. En effet, certaines personnes sont allergiques aux adjuvants (ce que l’on injecte avec le vaccin pour activer plus efficacement la réponse immunitaire) ou sont immunodéprimées (leur système immunitaire est faible). Il arrive aussi que certains vaccins vivants atténués provoquent des maladies bénignes, chez des personnes déjà affaiblies ou parce qu’ils ont évolué après l’injection. Cependant, les effets secondaires graves restent très rares, font l’objet d’un suivi médical pointu, et le risque d’être infecté par un pathogène virulent est beaucoup plus important que celui de développer des effets secondaires.

Les vaccins à ARN messager devraient provoquer peu ou pas d’effets secondaires, car ils n’utilisent ni adjuvants ni pathogène vivant.

4) Pourquoi dit-on que « La vaccination, c’est aussi pour les autres » ?

Les vaccins protègent les personnes vaccinées, mais aussi leur entourage et la population dans son ensemble, puisque dans la plupart des cas les personnes vaccinées ne peuvent plus transmettre le pathogène. Plus la couverture vaccinale (la proportion de gens vaccinés) est importante, moins il y a de risque qu’une épidémie ait lieu.

Si l’on regarde le pourcentage de personnes rouges, on remarque que la maladie ne se propage pas  dans une population avec une couverture vaccinale suffisante ( Figure traduite d’après : A guide to vaccinology: from basic principles to new developments)

5) Pourquoi faut-il faire des rappels ?

Il est parfois nécessaire de faire des rappels du vaccin quelques semaines après la première injection, pour provoquer une deuxième phase d’amplification et sélection des lymphocytes spécifiques de l’antigène, ou quelques années après, car les lymphocytes mémoires finissent parfois par mourir.

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